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ADAPTER L’INFORMATION AU STATUT DU MEDICAMENT
Tantôt prescrit en ville, tantôt à l’hôpital, remboursé ou non, listé ou non listé, le médicament passe par l’officine avant d’être délivré. La sortie du médicament dépend de la confiance que chacun y met : le médecin, le pharmacien, le patient. Son bon usage se joue en partie lors de sa délivrance. L’information préalable de l’équipe officinale sur chaque médicament qui est référencé à l’officine est un pré-requis indispensable à son utilisation optimale.
Hélène Cattoire
Directeur général de ZEBRA santé |
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DÉFINITIONS :
> Service médical rendu d’un médicament ou SMR
C’est un critère composite qui prend en compte :
- la gravité de la pathologie dans laquelle le médicament est indiqué
- les données propres au médicament lui-même dans l’indication considérée : efficacité, sécurité d’emploi, place dans la stratégie thérapeutique et, le cas échéant, intérêt en termes de santé publique.
Ce critère permet d’évaluer dans l’absolu l’intérêt médical d’une spécialité au vu d’un éventuel rembourse-ment. Il est aussi utilisé pour fixer le taux de prise en charge d’un produit. Cet indice est gradué de majeur à insuffisant.
> Amélioration du service médical rendu ou ASMR
Ce critère évalue l’apport d’un nouveau médicament par rapport aux produits existants dans une indication. Ce critère est gradué de 1 (progrès majeur) à 5 (n’apporte rien par rapport aux produits existants). L’ASMR est utilisé par le Comité économique des produits de santé (CEPS) pour fixer le prix d’une spécialité.
http://www.sante.gouv.
fr
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ACCOMPAGNER LES SORTIES DE RÉSERVE
HOSPITALIÈRE |
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DU BON USAGE DU MÉDICAMENT, DE L’HÔPITAL
À LA VILLE |
Le pharmacien officinal doit aujourd’hui se familiariser avec des molécules jusque là réservées à l’usage hospitalier. Des patients atteints de pathologies graves telles que les cancers, la mucoviscidose, franchissent désormais la porte de l’officine… Les officinaux abordent ainsi de nouveaux patients, de nouveaux domaines de pathologies, et se rapprochent de leurs confrères hospitaliers.
La délivrance des molécules sortis de la réserve hospitalière (SRH) s’avère plus complexe que celle de médicaments prescrits en ville. D’une part, la traduction de l’ordonnance peut être double : l’aspect « matériel » (mode d’administration du produit, matériel d’injection) s’ajoute à l’aspect purement « produit » et les protocoles thérapeutiques, directement liés aux résultats biologiques du patient, peuvent être plus difficiles à maîtriser. D’autre part, la prise en charge psychologique de ces malades peut s’avérer délicate.
Si les officinaux se sentent valorisés de pouvoir délivrer ce type de molécules, ils rappellent aussi les conditions de réussite de ces délivrances : besoin de formation préalable de toute l’équipe – de préférence avant l’arrivée du produit-, respect de la chaîne du froid, nécessité de créer un espace de confidentialité, importance des relations entre officinaux et hospitaliers.
Les laboratoires ont un rôle à jouer pour garantir le bon usage de leurs molécules en ville comme à l’hôpital. Réussir une sortie de réserve hospitalière c’est d’abord former et informer les officinaux, premiers dispensateurs de conseils aux patients. Mailings de lancement nationaux, kits d’information distribués via les grossistes, programmes personnalisés via visite médicale, réunions de pharmaciens officinaux et hospitaliers… Il existe plusieurs niveaux d’information sur les produits à décliner en différents supports. Une information globale sur chaque SRH doit impérativement parvenir à l’ensemble de la cible officinale, puis des compléments d’information plus détaillés peuvent être réservés aux pharmacies clientes. L’approvisionnement, les conditionnements, les modalités de conservation et d’administration du produit doivent être connues du pharmacien d’officine. La connaissance de l’environnement pathologique, des indications du produit favorisent la relation patient – officinal.
L’Institut National du Cancer* élabore actuellement un projet de formation professionnelle à destination des pharmaciens officinaux et des établissements de santé afin qu’ils s’approprient les nouvelles missions qui leur incombent dans le domaine du cancer. Une initiative qui illustre bien les nouveaux horizons qui s’ouvrent aujourd’hui au pharmacien officinal.
*http://www.e-cancer.fr/
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PRODUITS DÉREMBOURSÉS :
ASSURER LA RECONVERSION ! |
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Dérembourser les médicaments dont le service médical rendu (SMR) est jugé insuffisant est une manière de diminuer les dépenses de santé et de maintenir une utilisation pertinente des médicaments en termes de santé publique. L’évaluation du SMR est menée par la Haute Autorité de Santé et la décision de déremboursement prise par le ministère de la santé. En mars 2006, 282 spécialités ont été ainsi déremboursées.
Les produits jugés à « service médical rendu insuffisant » sont regroupés dans certains domaines de pathologies. En 2001, 60% des lignes de prescription de médicaments à service médical rendu insuffisant se concentraient dans 3 groupes de maladies : appareil digestif, appareil cardio-vasculaire et appareil respiratoire (étude IRDES 2004). Des domaines que le pharmacien d’officine connaît bien et dans lesquels il peut apporter son conseil. Mais dans quel cas est-il un levier potentiel pour «sauver » ces produits déremboursés ?
Pour les produits non listés, il semble opportun de jouer sur la communication pharmacien et grand public. En effet, selon un sondage Afipa*, plus de la moitié des personnes interrogées pensent continuer à acheter leurs médicaments habituels, même déremboursés, dans la limite d’un prix raisonnable. Ces produits là ont donc un potentiel en automédication, qui peut être soutenu par une communication efficace. Si le pharmacien d’officine parvient à s’approprier ces produits – notamment grâce à un prix d’achat avantageux-, il en fera des produits conseils.
L’enjeu est différent pour les produits listés : il s’agit pour les laboratoires de maintenir les prescriptions malgré les déremboursements et de contrer les substitutions par des molécules équivalentes. La survie de ces médicaments repose en effet sur la prescription puisque le pharmacien ne peut pas les conseiller. Ce dernier devra cependant aussi trouver les mots pour rassurer son patient devant le déremboursement et la qualification de SRMI. Certains laboratoires ayant une branche OTC choisissent de faire délister leurs médicaments déremboursés, afin d’en faire des produits conseils. Là aussi, la « culture du conseil officinal » de certains laboratoires fait la différence : ceux-là parviennent à tabler sur les bons prix et les bons messages.
* Sondage mené pour l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable) 2006.
RAPPEL UTILE :
| STATUT DU MÉDICAMENT |
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PRIX PUBLIC |
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DÉLIVRANCE |
| Listé remboursé
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fixe |
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Prescription obligatoire |
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| Listé déremboursé
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libre |
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Prescription obligatoire |
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| Délisté remboursé |
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fixe |
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Prescription facultative
Demande spontanée du client |
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| Délisté déremboursé |
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libre |
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Conseil du pharmacien +++
Demande spontanée du client |
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